samedi 21 juillet 2012

Sandboarding à Huacachina et balade à Lima

Aujourd’hui, nous quittons Cusco pour nous rendre à Huacachina, petite oasis de 200 habitants dans le désert au sud de Lima. A 7 h pétante, le taxi nous attend devant notre hôtel pour nous amener à l’aéroport de Cusco. Situé à 6 kilomètres au sud-est du centre-ville, le chauffeur nous y dépose en deux temps trois mouvements. Après une heure et demie de vol, nous voici dans la capitale du Pérou, Lima (8,5 millions d’habitants pour l’aire urbaine).

Les bagages en main, nous prenons directement un deuxième taxi pour la gare de bus de la compagnie Cruz del Sur. Lima n’ayant pas de gare routière centrale, chaque compagnie dispose de la sienne. Près de 40 minutes plus tard, nous voilà à patienter dans la file d’attente de la gare pour acheter nos billets de bus pour Ica. Il était moins une : nous venons d’acheter les deux derniers billets pour le prochain départ ! Néanmoins, il nous faut patienter deux heures dans le café de la station avant de partir… Enfin ! Installés confortablement dans le bus, il nous faut encore près de 5 h pour arriver jusqu’à Ica.

Sur place, nous en profitons pour réserver nos billets de retour. Ainsi fait, nous demandons au personnel de Cruz del Sur où nous pouvons trouver un taxi officiel pour nous emmener à Huacachina. Ils nous indiquent un jeune d’une vingtaine d’année et c’est dans une ambiance de musique reggae que nous finissons notre voyage de la journée.
En un peu moins d’un quart d’heure, notre chauffeur nous dépose devant le Huacachinero Hotel. Nous l’avions repéré dans le Routard mais les prix sont bien plus élevés que ceux indiqués ! Nous passons donc notre chemin.

Il est près de 20h et nous voilà une nouvelle fois à la recherche d’une chambre. Nous avions pourtant jeté un œil sur le site internet Tripadvisor mais entre hôtels minables, hôtels avec bedbugs (puces de lit), auberges de jeunesse trop festives ou encore hôtels hors de prix, nous avions placé nos espoirs dans ce seul hôtel. Finalement, après plusieurs aller-retours, nous acceptons une chambre miteuse avec salle de bain commune pour une nuit dans l’Hostal Barco… Nous continuerons les recherches le lendemain. Après tout, nous allons quand même rester ici plusieurs jours et avions envie de nous poser dans un endroit un peu sympa.

Nous déposons les affaires et partons immédiatement dîner à la Casa de Bambu. Cette petite adresse familiale, dont nous avons entendu beaucoup de bien, ne nous déçoit pas.


Le lendemain, après une nuit dans un lit plus que douteux, nous partons petit-déjeuner à la Casa de Bambu. Huacachina étant une petite oasis, il n’y a pas énormément de bons restaurants. En chemin, nous passons à l’Hotel Curasi pour voir les chambres. Emballés par cet hôtel, que nous avions évité à tort suite à un commentaire mentionnant des bedbugs sur Tripadvisor, la réceptionniste nous explique que la cliente s’est trompée et que l’auberge en question est celle dans laquelle nous avons dormi ! Ah ben ça c’est fait ! Vu l’écart de standing entre les deux hôtels, nous n’avons pas de mal à la croire. Une heure plus tard, nous nous installons dans notre nouvelle chambre.

Nous partons ensuite nous promener autour de l’oasis. En ce dimanche, de nombreux péruviens sont venus passer la journée et les rues sont plutôt animées. Certains pique-niquent, d’autres ont loué des planches pour faire un peu de sandboarding, tandis que d’autres encore font du pédalo pendant que les enfants barbotent dans l’eau. Nous croisons également un chien sans poil (très prisé ici au Pérou)!








Nous déjeunons au restaurant de l’auberge Desert Night avant d’aller nous poser autour de la piscine de notre hôtel. Trop dur... ;-). Après ces derniers jours plus que chargés, nous avions bien besoin de nous poser un peu. Mine de rien, changer d’hôtels tous les 2-3 jours, c’est quand même fatiguant.

Après notre dure journée de labeur, nous nous préparons pour aller dîner une nouvelle fois à la Casa de Bambu. Malheureusement en ce dimanche soir, le restaurant n’est pas ouvert et nous nous rabattons une nouvelle fois sur l’auberge Desert Night.


En ce troisième jour, nous ne faisons guère plus que le précédent, allant de la Casa de Bambu à la piscine de notre hôtel et à la terrasse du restaurant Desert Night. Nous réservons quand même une session de sandboarding dans les dunes de Huacachina pour le lendemain après-midi au sein de notre hôtel. En effet, c’est l’endroit idéal et très réputé au Pérou pour s’adonner aux joies de la glisse sur sable. Un grand nombre d’agences et quasiment tous les hôtels proposent des circuits tout au long de la journée avec leurs propres buggies. D’ailleurs, depuis notre arrivée, nous ne cessons d’entendre vrombir les areneros (buggies des sables) amener les hordes de touristes aux sommets des dunes.

Le soir venu, nous retrouvons une énième fois le restaurant Desert Night pour y diner avant de filer nous coucher.


Pour notre dernière journée à l’oasis, nous réapparaissons à l’heure du déjeuner à la Casa de Bambu. Nous en profitons pour faire un peu plus connaissance avec la gérante du restaurant. Très sympathique, cette canadienne quarantenaire vit au Pérou depuis quelques années avec son mari péruvien et leurs deux enfants. Après quelques recommandations concernant le sandboarding (plusieurs personnes se blessant sérieusement en perdant le contrôle de leur planche), nous la saluons avant de rejoindre l’hôtel. 

Aux alentours de 16h, nous sommes récupérés par le chauffeur de buggy qui est aussi notre guide pour l’excursion. Accompagnés par deux belges flamands et un groupe d’asiatiques, nous nous installons dans le buggy pour nous rendre à l’entrée du site. Nous payons ensuite un droit d’accès avant de partir en trombe dans les dunes de Huacachina ! Ça remue dans tous les sens et mieux vaut être bien attaché ! Les cris fusent, on se croirait à la fête foraine.
Nous faisons un premier arrêt au milieu de dunes avec en fond l’oasis, avant de repartir de plus belle un peu plus loin.






Le deuxième arrêt est destiné à nos premières descentes de dunes en sandboarding. Le guide nous donne une planche à chacun, un coup de wax derrière la planche avec une bougie (pour éviter que le sable n’accroche à la planche). Il nous explique vaguement qu’il nous faut descendre la première dune, remonter un peu plus loin, descendre la deuxième et qu’il nous attendra de l’autre côté, avant d’aider rapidement les 3 asiatiques à s’élancer. A plat ventre sur la planche et la tête la première, j’ai peur pour eux ! Mais aucun souci, ils arrivent un par un en bas sans problème. 

Nous faisons comprendre au guide que nous voulons descendre la dune debout sur la planche et ce dernier repart dans le buggy nous attendre de l’autre côté. Aucune explication technique, aucune aide, aucune mise en garde… La canadienne nous avait prévenu. D’où l’aspect dangereux de la chose car pour quelqu’un n’ayant jamais fait de snowboarding, la gamelle est quasiment assurée… D’ailleurs, vu l’état du matériel… une planche avec 4 velcros, difficile de la contrôler. On démarre dans un sens et la planche finit par tourner pour nous mettre le mauvais pied en avant… quand on n’a pas l’impression qu’il y a trop de jeu au niveau des velcros et qu’on ne pourra pas tourner… Obligés de s’arrêter au milieu de la pente et de refixer tout ça avant de s’élancer.

Rien à voir avec le snowboard au final. Autant la neige glisse magnifiquement bien, autant le sable accroche un maximum. Et puis quand on s’ensable, ça n’est pas la même qu’avec la neige... Bien moins agréable aussi car le sable s’immisce partout. Malgré tout, on rigole bien, et après une première descente un peu hésitante, on arrive quand même à négocier un virage ou deux !



Nous remontons ensuite dans le buggy pour nous rendre à l’endroit d’où nous profiterons de 2 autres descentes. Nous effectuons quelques photos, certaines prisent « sur le vif »...





Enfin, nous repartons une dernière fois pour les montagnes russes (on n’exagère pas du tout) avant de s’arrêter au milieu de nulle part pour admirer le coucher du soleil.



Notre dernier arrêt nous permet de faire une dernière photo de l’oasis avant la tombée de la nuit et nous rentrons enfin à l’hôtel… Contents de notre sortie et surtout content d’être rentré entier !




Nous passons notre dernière soirée au restaurant Desert Night.


Au matin, nous déjeunons rapidement, achetons de quoi pique-niquer et nous voilà partis en taxi pour le terminal de bus de Ica. Notre bus part en milieu de matinée pour Lima. Comme d’habitude, avec la diffusion de films, le trajet passe rapidement. 

Nous arrivons en milieu d’après-midi au terminal de Lima. De là, nous trouvons un taxi officiel et partons pour l’hôtel que nous avions réservé sur les conseils de Carla (la brésilienne rencontrée à Aguas Calientes) : Miraflores House, dans le quartier le plus sûr de Lima, Miraflores.
Une fois sur place, nous nous installons rapidement dans notre chambre. L’une des demoiselles du personnel de l’auberge, Patricia (parlant un peu le français), nous donne gentiment des informations pratiques et avisés sur Lima.

Une bonne heure plus tard, nous voici en train de remonter à pied l’Avenida Comandante Espinar, l’une des artères principales du quartier de Miraflores. Ce soir, nous avons décidé de nous concocter un bon dîner à l’auberge ! Ca faisait longtemps ! Après quelques courses chez Wong (le Carrefour péruvien), nous rentrons pour nous faire un petit apéritif vin et fromage ! 

Dès notre retour, l’ambiance est déjà très conviviale. Francis, le propriétaire des lieux ne manque pas de discuter avec ses hôtes. Il nous propose d’ailleurs de l’accompagner pour dîner avec un autre couple à Grimanesa Vargas, l’un des meilleurs restaurants d’anticuchos du pays ! Nous remettons notre tête à tête au lendemain et les suivons dans les rues de Miraflores. Après 10 minutes de marche, nous arrivons à destination. Malgré la foule de clients qui se presse, nous sommes rapidement servis et nous attablons où nous pouvons. La dégustation de nos brochettes de cœur de bœuf, accompagnées de pommes de terre et d’un épi de maïs bouillit, est un vrai délice !


Nous repartons à l’auberge en mode balade digestive. Dès notre arrivée, Francis nous fait préparer quelques piscos sour que nous dégustons tous ensemble dans le salon. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec Alvaro et Leti, le couple américain ayant dîné avec nous. Elle est originaire du Mexique, lui du Honduras. Venus en vacances pour 2 semaines au Pérou, ils profitent de leur dernière soirée sur Lima avant de repartir le soir-même pour Los Angeles. En milieu de soirée, leur taxi vient les récupérer et après avoir salué les autres personnes présentes dans le salon, nous montons nous coucher.



Le lendemain matin, nous partons visiter le centre historique de Lima. Mieux vaut prendre le taxi ou le bus, car il faut près d’une heure et demi de marche pour s’y rendre depuis l’endroit où nous logeons. Déposés par le chauffeur à la Plaza de Armas (également appelée Plaza Mayor), nous profitons des bâtiments alentours. Sur l’un des 4 côtés se trouve le Palacio de Gobierno, la résidence du chef de l’état. Datant de 1937, cet édifice ne se visite plus. Cependant, il est possible d’assister à la relève des gardes en fanfares aux alentours de midi. La place est également bordée par la cathédrale. Malgré son apparence ancienne, cet édifice a été reconstruit plusieurs fois à cause des nombreux séismes.






Nous flânons ensuite dans les rues du centre-ville sans toutefois dépasser la ligne dessinée par Patricia sur le plan qu'elle nous a remis, nous signifiant que l’endroit n’est pas sûr et qu’il ne faut pas s’y rendre. Vers midi, nous retournons vers la place pour jeter un œil à la relève des gardes avant d’aller nous balader vers les quelques rues réputées pour les nombreux magasins d’artisanats.




Nous déjeunons ensuite avant de partir vers la Plaza San Martin. Arrivés sur place, nous tombons sur une manifestation. Nous ne traînons pas longuement dans le coin avant de rentrer à l’hôtel. Le tour aura été bref, mais Lima est une grande ville et les nombreuses voitures, la masse de gens dans les rues rendent la visite assez éprouvante. De plus, nous avons encore un paquet de choses à préparer avant notre départ pour Buenos Aires. 

Nous profitons de l’après-midi pour nous renseigner sur les hôtels pour Buenos Aires. Malheur à nous. Nous aurions dû nous y prendre bien plus à l’avance ! Tous affichent complet… Nous finissons, après une après-midi entière et l’envoi de plusieurs emails, par réserver un Bed & Breakfast dans le quartier de Palermo, le quartier bobo. Le propriétaire nous arrange un transfert en taxi depuis l’aéroport ce qui nous arrange bien car nous arriverons en début de soirée et n’avons pas envie de galérer à trouver un taxi officiel à cette heure-là. Voilà qui est enfin fait ! 

Nous passons notre dernière soirée en tête à tête autour d’un repas préparé à l’auberge. Nous discutons également un moment avec Francis avant de nous coucher. Le lendemain, un taxi nous récupérera vers 10h pour nous emmener à l’aéroport de Lima. Direction Buenos Aires et l’Argentina !

vendredi 13 juillet 2012

Cusco et la découverte du Machu Picchu!

Après une nuit de bus, nous arrivons au petit matin à Cusco. Nous prenons immédiatement un taxi pour nous rendre à l’auberge que nous avions repéré, l’Hostal Frankenstein. Enfin arrivés à destination, nous sommes chaleureusement accueillis par le propriétaire. Nous investissons rapidement notre chambre et partons petit-déjeuner dans une boulangerie recommandée par notre hôte.

Nous profitons de la fin de matinée pour aller acheter nos billets d’entrée pour le Machu Picchu. Autant notre quartier est plutôt calme, autant les rues de Cusco sont plus qu’animées ! Il y a du monde partout, des voitures et une pollution monstre ! Finalement, nous trouvons le bureau officiel et achetons nos billets. Près de 50$US d’entrée chacun… et à cela s’ajoutent les billets de train que nous avions pris la veille (100$ chacun aller-retour). Nous partirons d’Ollantaytambo que nous rallierons en minibus. De Cuzco, il faut compter près de 140$ aller-retour. Nous voulions y aller par les petites routes afin d’économiser le prix du train mais devant la difficulté (2 jours de trajet aller + 2 jours de trajet retour) et surtout étant donné que nous n’avions pas le temps, nous nous sommes résignés.


Nous passons la fin d’après-midi tranquillement posés à l’auberge. Le soir, nous dînons en ville et préparons nos affaires pour le lendemain. Nous n’emporterons qu’un petit sac et laisserons le reste à Cusco.


Le lendemain, nous nous levons en début de matinée, déjeunons et filons prendre un mini-van pour Ollantaytambo. A peine arrivés à l’endroit d’où partent les mini-vans, nous sommes alpagués et pas plus de 5 minutes plus tard, nous sommes déjà en route pour seulement 10 soles, soit 3,5 euros.
A l’approche d’Ollantaytambo, nous nous retrouvons coincés par une manifestation. Heureusement, nous avons prévu un peu large, notre train ne partant que vers 13h. Les manifestants, des professeurs en colère, ont jeté des pierres, des troncs d’arbres et même quelques pylônes électriques un peu partout sur la chaussée. Le conducteur nous annonce qu’il nous faut continuer à pieds mais que le village n’est qu’à 10 minutes.
Nous prenons nos sacs et nous mettons en route avec les nombreux touristes dans le même cas que nous. Nous croisons la police, courant pour rattraper les manifestants qui eux aussi se sont mis à courir. Pour nous, aucun problème car les manifestants nous ont déjà dépassé depuis une centaine de mètres.



Finalement, nous sommes rattrapés par les mini-vans et nous remontons dans le nôtre. La marche aurait été plus longue que prévue car nous étions sans doute à 10 minutes de la ville mais en voiture !

Nous arrivons à la gare dans les temps après avoir rapidement achetés de quoi déjeuner. Et c’est parti pour 1h30 de train pour Aguas Calientes, point de départ pour le mythique Machu Picchu ! Nous profitons de la vue panoramique que nous offre les nombreuses parties vitrées du train et le voyage passe rapidement. Nous rencontrons un groupe d’américains ayant été moins chanceux que nous. Ils se sont retrouvés coincés du côté des manifestants alors que la police commençait à gazer à tout va !






Nous arrivons à destination en milieu d’après-midi et sommes récupérés à mi-chemin entre la gare et l’hôtel par le responsable de notre hébergement. Ici, tout est cher et nous avions préféré réserver un peu à l’avance. Nous déposons nos affaires et ne tardons pas à aller nous balader dans la ville. Nous en profitons également pour acheter nos tickets pour la navette montant au Machu Picchu et de quoi pique-niquer pour le lendemain. En théorie, il est interdit d’emmener de la nourriture et des bouteilles en plastique à l’intérieur de l’enceinte du Machu Picchu, mais bon, ayant entendu qu’ils ne vérifiaient pas les sacs à l’entrée, nous passons outre. Et puis, si on envisage d’y passer la journée à crapahuter, il faut bien s’approvisionner en énergie !


Le soir venu, nous dînons à l’hôtel et nous couchons très tôt. Le premier bus pour le Machu Picchu part vers 5h30 du matin et le lever du soleil est très prisé.


A 5h du matin, nous descendons petit-déjeuner avant de partir pour l’arrêt de bus. Malheureusement pour nous, il pleut… des cordes !!! Quand on réfléchit à tout ce qu’on a investi pour cette journée d’excursion, vous imaginez bien qu’on était un peu blasé ! Nous arrivons finalement à prendre un bus et lors de notre ascension et alors qu’il n’est même pas 6h du matin, nous nous rendons compte qu’il doit bien déjà y avoir 10 bus qui sont montés !!
Une fois en haut, nous accédons enfin à l’accueil et c’est sans encombre que nous pénétrons dans ce lieu incroyable. Quel brouillard… Nous ne voyons pas grand-chose… et sommes un peu perdus. Rapidement, nous faisons la connaissance de deux brésiliens, Edson et Clara, frère et sœur en vacances. Ils nous informent qu’un plan est disponible à l’entrée et de fil en aiguille, nous nous retrouvons à démarrer la visite tous les 4. Etant donné que le brouillard est toujours bien présent, nous décidons de démarrer la visite par le bas et de remonter, le ciel étant censé se dégager en milieu de matinée. La visite est un peu labyrinthique mais nous nous y retrouvons et malgré le temps maussade, nous profitons à fond.












En milieu de matinée alors que le soleil semble être destiné à s’installer, Edson et Clara nous quittent car eux ont acheté en plus un ticket pour se rendre sur une des montagnes voisines. L’entrée est limitée en nombre et surtout, ils ont un horaire pour s’y rendre. Nous les retrouverons le soir pour dîner. 

Nous continuons notre visite et arrivons finalement à la promenade permettant d’avoir la vue sur toute la vallée. Nous nous heurtons à l’un des gardes qui nous annoncent que nous sommes en contresens et qu’il ne nous est pas possible de passer ! Nous tentons vainement de lui expliquer que depuis le début de la matinée, nous avons pris le chemin en sens inverse à cause du brouillard mais qu’aucun autre garde ne a nous dit que cela posait problème. Malheureusement, il ne veut pas comprendre… Finalement, un guide passant par là et parlant anglais nous dépêtre de la situation. Nous pouvons ainsi passer par un autre chemin pour nous remettre dans le bon sens… Le circuit étant une boucle et ne voulant pas repartir complétement au début, nous savons qu’il nous faudra à nouveau repasser devant ce même garde et prier pour qu’il nous laisse passer. Nous continuons donc notre chemin, un peu dépités par l’amabilité plus que limite de ce garde. Nous nous retrouvons ainsi enfin sur les hauteurs avant de redescendre de nouveau devant le même garde. Finalement, après une discussion plus que difficile en espagnol, Jonathan ayant déjà perdu patience devant la mauvaise volonté du garde, il nous laisse passer une dernière fois.







Nous revoilà donc parti à l’assaut de la dernière partie du circuit commun. Nous en profitons pour nous rendre jusqu’à un pont inca, situé un peu plus loin sur l’un des chemins alternatifs, avant de nous poser pour déjeuner. Nous sommes debout depuis 4h30 du matin. Il est près de 13h et le soleil tape fort maintenant.





Nous terminons le circuit une bonne heure plus tard et reprenons le bus pour descendre sur Aguas Calientes. Maintenant que le brouillard n’est plus là, nous nous rendons compte à quel point cette route est sinueuse… Le bus est obligé de s’arrêter pour laisser passer les bus montant… Et le précipice nous rappellerait presque celui de la route de la mort !


Une demi-heure plus tard, nous rentrons à l’hôtel où nous déjeunons avant de faire une sieste bien méritée !

Nous retrouvons Clara et Edson le soir venu. Nous passons une très bonne soirée tous les 4. Elle a vécu en France pendant 3 mois et se remémore avec joie les bons souvenirs de road trip avec son copain, ayant étudié en France.
Nous rentrons chacun de notre côté, en prévoyant de se revoir le lendemain sur Cusco.


Ayant notre train en milieu de matinée, nous quittons l’hôtel vers 10h pour nous rendre à la gare d’Aguas Calientes. La voie de chemin de fer passe littéralement au milieu de la ville, montrant vraiment que celle-ci s’est construite autour pour accueillir les touristes. Ici, on ne trouve quasiment que des hôtels et des restaurants, quelques épiceries et des magasins.
Nous quittons la ville (très contents de notre excursion) dans un train un peu spécial, une sorte de wagon automatique qui fonctionne sans locomotive. Assez étrange tout de même… 

Sur le chemin du retour, le train s’arrête et nous avons le droit à une danse d’un des membres du crew, déguisé en on-ne-sait-pas-trop-quoi… Il fait même danser quelques touristes. S’ensuit un défilé de mode plutôt marrant des 2 autres membres du crew, destinés à nous vendre de très beaux vêtements en alpaga. Magnifiques pour certains, mais d’une, nous sommes déjà bien chargés et surtout, les prix sont plus dignes des magasins chics que des marchés péruviens !


Nous arrivons à Ollantaytambo à l’heure du déjeuner. Nous sortons rapidement de la gare où les nombreux collectivos pour Cusco tentent de nous alpaguer. Nous trouvons un restaurant offrant une terrasse panoramique, d’où nous profitons de la vue sur les ruines incas d’Ollantaytambo.

Après le déjeuner, nous nous mettons en quête d’un collectivo pour rentrer à Cusco. Mais le fait est que ces derniers correspondent avec les horaires d’arrivée des trains… Nous attendons un moment, à faire des aller retours entre la gare et la place principale du village, avant d’en trouver enfin un !

Vers 16h30, nous sommes déposés par le chauffeur non loin de notre hôtel. Nous retrouvons notre chambre et nos sacs. Nous passons la fin d’après-midi tranquillement.

Le soir venu, nous retrouvons Clara pour dîner. Edson, passionné par le football, est bien trop occupé à regarder la finale de je ne sais plus trop quel championnat où joue son équipe favorite !
Nous passons une très bonne soirée tous les 3 et nous espérons les revoir bientôt, en France ou qui sait, au Brésil ! L’invitation à Rio et Curitibia a été lancé !^^


Pour notre dernier jour à Cusco, nous nous levons en début de matinée. Nous avons tout d’abord un certain nombre de choses à régler pour les réservations d’hôtels, etc. Nous quittons finalement l’hôtel en début d’après-midi pour aller déjeuner. En chemin, nous passons par la Place des Armes.
Ici, tous les endroits touristiques se visitent avec un ticket groupé. Il y en a plusieurs sortes (religieux, culturels, etc) mais ce ticket n’est intéressant que si l’on passe plusieurs jours à visiter la ville. Nous avons donc décidé de seulement flâner. 





Après le repas, nous nous rendons quand même à l’un des musées que l’on peut visiter en payant l’entrée normale, le Musée Inca. Nous sommes un peu déçus car toutes les explications sont en espagnol et quasiment seulement en espagnol… Du coup, ben on n’a pas compris grand-chose !


Nous dînons dans un petit restaurant du centre-ville avant de rentrer refaire une énième fois nos sacs ! Le lendemain, nous prenons l’avion pour Lima, d’où nous irons directement à Huacachina, une petite oasis dans le désert. Nous avons prévu de nous poser là-bas pendant quelques jours. Enfin !!