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vendredi 7 septembre 2012

The End...


Nous sommes rentrés depuis près de 5 semaines maintenant…  Déjà ! Que le temps passe vite ! Après ce voyage au bout du monde, nous avions envie de vous faire partager nos impressions…
Au final, tout s’est bien passé pour nous. Nous n’avons jamais eu aucun problème et ne nous sommes jamais sentis réellement en danger dans un pays. Bien sûr, nous faisions quand même attention à ne pas avoir de signes extérieurs de richesse, nous ne laissions pas traîner nos sacs dans les terminaux de bus, les gares, les aéroports et nous évitions de traîner à la nuit tombée dehors selon les pays… Disons que le bon sens s’applique à un voyage pareil !

Beaucoup de gens nous demandent ce que nous avons préféré et c’est une question à laquelle il est impossible de répondre car nous avons vraiment vu de belles choses et fait de belles rencontres dans bon nombre d’endroits !
Après, nous pourrions vous dire pourquoi on part dans ces pays et surtout ce qu’on y trouve :

- l’Inde, c’est le dépaysement total. Un choc de culture qu’on se prend en pleine « gueule »… Une autre manière de voir les choses qui va complètement à l’encontre de notre culture d’européens et qu’il ne faut surtout pas chercher à comprendre. Nous avons bien entendu vu beaucoup de pauvreté et ça n’était pas facile tous les jours. En même temps, ce pays si pauvre est également très riche… en couleurs, en odeurs, en sourires. Il y a toujours du monde partout, un trafic de folie... Ils ont également un esprit très commerçant qui devient un peu fatiguant parfois.
Malgré cela, nous avons trouvé les indiens très curieux et le contact s’établissait plutôt facilement même si parfois la barrière de la langue se faisait sentir. De plus, c’est un pays très bon marché (18 euros par jour/personne) où l’on trouve beaucoup d’artisanats. Au final, l’Inde, c’est un peu surréaliste et c’est sans doute ça qui nous a plus aussi ! Si on y retournera ? Oh que oui !

- la Thaïlande, nous l’avons trouvé un peu trop tranquille. Tout était facile et c’est vrai qu’après l’Inde, ça nous a fait bizarre. C’est une destination devenue très touristique mais cela reste encore bon marché (31 euros par jour/personne). On y mange très bien, les gens sont gentils même si il n’est pas toujours facile de se faire comprendre (d’autant qu’ils ont un très mauvais anglais…).
Il y a vraiment de très belles îles au Sud et c’est sans doute ce que nous avons préféré. Idéal pour ceux qui veulent aller se reposer pendant les vacances et faire un peu de plongée, mais également très bien pour les familles car vraiment aucun problème d’insécurité. Par contre, attention au choix de ou des îles car certaines sont plus réputées pour leurs full moon party (grosses soirées de beuveries) plutôt que pour leur calme… Nous étions à Koh Tao et nous n’avons pas été déçu.

- le Laos est un pays que nous avons trouvé plus authentique. Encore une fois, malheureusement, qui dit pays authentique dit pays pauvre. C’est donc un pays plutôt bon marché également (22 euros par jour/par personne).
Nous avons beaucoup aimé ce côté encore sauvage du pays. Les routes par toujours asphaltées, les villages perdus au milieu de nulle part, la certaine timidité de ce peuple très gentil. Nous y avons trouvé une forte influence française du fait du protectorat mais ça n’était pas pour nous déplaire !
L’endroit pour lequel nous avons vraiment eu un coup de cœur là-bas, c’est sans hésiter Don Det, l’île sur laquelle nous avions passé 4 ou 5 nuits en bungalow au bord du Mékong avec les buffles devant notre terrasse avec hamacs !

- le Cambodge, c’était encore autre chose. Un pays également très authentique malgré l’aspect plus touristique mais une histoire tellement difficile qu’on la sent encore transpirer au travers de l’attitude des gens.
Nous avons trouvé ce pays moins bon marché que ce que nous le pensions (27 euros par jour/par personnes). Plusieurs raisons : premièrement, la ville de Siem Reap où se trouvent les temples d’Angkor (qui sont incontournables) n’est pas si bon marché que ça ; deuxièmement, depuis que l’ONU est passé par là, le dollar lui est resté…  Du coup, quand vous êtes touristes, on vous propose directement le prix en dollars et bien sûr, cela coûte plus cher !
Nous y avons fait de belles rencontres et avons vraiment été choqué par le génocide des khmers rouges. Il faudra encore longtemps aux cambodgiens pour digérer ce qu’il s’est passé. Malgré tout, les gens restent toujours très souriants, très gentils.
L’un des endroits que nous avons préféré est sans doute Koh Tonsay, l’île du lapin. Nous nous y sommes régalés de poissons et de crabes comme nous n’en avions pas mangé depuis bien longtemps ! Et le poivre de Kampot, un délice !

- la Nouvelle-Zélande, ça a été un peu le retour au monde moderne après les deux premiers mois en Asie. Le meilleur moyen de découvrir ce pays est incontestablement le camping-car. On ne vient pas ici pour les villes mais pour les paysages… Des paysages comme nous n’en avions jamais vu. Des lacs, des montagnes, des couleurs, des grandes étendues que Jonathan a comparé au Canada. Un sentiment d’être seul au monde sur des routes où l’on ne croise pas grand monde.
L’île du Sud est bien plus belle que l’île du Nord, beaucoup plus sauvage. Par contre, attention aux saisons inversées ! Déjà en Mars, nous n’avons pas eu très chaud !
Un budget plus costaud aussi (75 euros par jour/pers) même si on ne fait pas énormément de folie…

- l’Australie, c’était une grande première pour Jonathan. Pour moi, c’était un passage obligé dans ce tour du monde. Je l’avais toujours dit « I’ll be back somedays »… Et nous n’avons pas regretté de l’avoir mis sur notre liste. Nous y avons retrouvé des amis français mais également australiens. Cela nous a fait du bien de retrouver un peu un chez nous pendant quelques temps.
Nous avons eu la chance de voyager dans une grande partie du pays. Nous avons à la fois vu des endroits que j’avais déjà eu l’occasion de visiter il y a 5 ans notamment sur la côte Est. Pour tout vous dire, tout était plus touristique et du coup, plus encadré (parfois trop par rapport à ce que j’avais connu), plus cher (60 euros par jour/pers)… Par contre, le Nord (Kakadu National Park) et notre descente par le Centre jusqu’à Adélaïde (Uluru, Kata Tjuta) un régal!
Ce qui est appréciable ici en Australie, c’est la variété des paysages, si différents d’une région à l’autre. Comme en Nouvelle-Zélande, nous y avons vu de magnifiques paysages avec de grandes étendues qui nous aussi donné l’impression parfois d’être seul au monde. On a eu un peu de mal à retourner « en ville » après cela !
Sydney est également une ville que nous aimons beaucoup. Certains préfèrent Melbourne mais pour nous, le charme n’a pas fait effet.

- le Chili, ça a été le début de la fin, nos deux derniers mois de voyage. Fini l’anglais, place à l’espagnol… Pas facile au début et puis on s’y est fait. Nous avons souvent comparé ce pays à l’Espagne et plus nous avons avancé dans notre voyage, plus nous l’avons pensé !
Ce qui est dommage dans ce pays, c’est que tout tourne autour de la capitale Santiago… Sortie de là, les villes et villages sont bien plus pauvres… Du coup, Santiago continue d’attirer de plus en plus de monde alors que cette ville a déjà une population monstre. Pour exemple, ici on n’hésite pas à changer le sens de boulevard entier pour les mettre en sens unique 3 fois par jour afin d’essayer d’enrailler le flux de véhicules !!
Et pendant ce temps-là, le reste du pays décline hormis certains coins touristiques et d’autres où se trouvent des mines, des vignobles… Un peu dommage car les inégalités se creusent et cette situation ne peut qu’aller au conflit un jour ou l’autre. (34 euros par jour/pers)

- la Bolivie, nous ne l’avions pas prévue mais elle s’est imposée à nous dès notre départ. Nous avions rencontré des français en Inde qui nous avaient absolument recommandé de nous y rendre, ne serait-ce que pour aller au Salar d’Uyuni. Ils nous avaient même laissé entendre que c’était l’un des endroits les plus beaux au monde ! C’est vrai que nous n’avons pas regretté d’y être allé. Les 3 jours d’excursion en 4x4 que nous avons fait font partie des très bons souvenirs que nous avons de ce pays, tout comme la route de la mort à vélos aux alentours de La Paz.
Nous avons trouvé ce pays très authentique, sans doute le plus authentique des 4 pays d’Amérique du Sud que nous avons visité, pas trop touristique et plutôt bon marché (30 euros par jour/pers). Il y avait également beaucoup d'artisanat que nous avons d'ailleurs retrouvé dans les autres pays.
Nous avons adoré les paysages très différents selon les régions. Ici, mieux vaut être préparé à être en altitude car une bonne partie du pays se trouve à plus de 3000 m.
Il paraît qu’il y a également de très belles villes classées à l'UNESCO mais nous n’avons malheureusement pas eu le temps de nous y rendre.

- le Pérou est un des pays que nous avons trouvé beaucoup trop touristique. Nous n’avons pas trouvé les péruviens très sympathique et surtout, leur esprit très pour ne pas dire trop commerçant dans les villes touristiques nous a rapidement fatigué. Cela nous a rappelé notre séjour en Inde. Nous espérions faire de belles rencontres notamment lorsque nous nous étions rendus sur les îles du Lac Titicaca pour passer 2 jours dans une famille. Mais quelle déception…
Le Machu Picchu lui ne nous a pas déçu mais notre portefeuille en a pris un coup. Il faut compter minimum 200 dollars par personne pour s’y rendre et pour l’entrée. Nous avons trouvé ce pays un peu cher par rapport au niveau de vie (55 euros par jour/pers)

- l’Argentine nous a permis de finir en beauté. Nous y avons rencontré une population d’une gentillesse et d’une sympathie incroyable. Nous avons adoré cette influence italienne que l’on retrouve partout mais surtout à Buenos Aires. Il est impressionnant de voir à quel point celle-ci s’est mélangé à la culture argentine. D’ailleurs, ici, on mange très bien (la viande notamment est un délice) et ils ont du très bon vin.
Buenos Aires est bien sûr incontournable lors d’un séjour en Argentine avec notamment le marché des brocanteurs de San Telmo et le quartier de La Boca. Les alentours de Salta (notamment le Sud) sont également très très beaux. Les premiers jours avec notre voiture de location (Salta, Cafayate, Cachi, Salta) font partie des plus beaux souvenirs de notre périple là-bas.
En revanche, attention à ne pas vous y rendre pendant les vacances scolaires des Argentins, il y a du monde partout  et il devient très difficile de trouver un hôtel sans avoir réservé des mois à l’avance !
Gare à l’inflation par contre car ici, tout augmente très vite et les guides touristiques sont rapidement dépassés en terme de prix. Pour exemple, en 2 ans, les prix des taxis ont augmenté de plus de 200% !! (60 euros par jour/pers)

Ainsi s’achève notre blog... Il n’a pas toujours été facile de l’alimenter, mais nous espérons que vous aurez voyagé un peu avec nous grâce à lui !! 
Ce dernier post vous aura sans doute éclairé sur notre expérience et qui sait, vous donnera peut-être envie de voyager dans ces pays à votre tour!!

mardi 14 août 2012

Argentina la Bella...

Après avoir passé 2 semaines en Argentine, voici venu le temps du dernier retour d’expérience de notre périple ! 

L’Argentine ayant une superficie faisant près de 5 fois et demie celle de la France, vous imaginez bien qu’une fois encore, nous n’avons pas pu tout voir ! Nous nous sommes contentés du Nord dans la mesure où nous étions en hiver ici et que déjà à Buenos Aires, il ne faisait pas bien chaud. La Patagonie, la Terre de Feu, ce sera certainement pour une autre fois car pour tout vous dire, nous les avons trouvé sacrément sympathiques les argentins. Combien de fois êtes-vous allés au restaurant en faisant la bise à la serveuse en partant en tant qu’étranger dans un pays ??lol

Par contre, la mauvaise surprise de notre séjour ici, c’est que nous nous sommes retrouvés en vadrouille en pleines vacances scolaires d’hiver… Laissez nous vous dire que les prix n’étaient pas ceux auxquels on s’attendait, d’une parce que depuis plusieurs années, l’inflation ici est assez impressionnante (un exemple, plus de 200% d’augmentation des prix des taxis en 2 ans…) et deux parce qu’étant donné qu’il y avait du monde partout, le tarif des hébergements avaient augmenté… On n’a d’ailleurs jamais autant galéré à trouver des hôtels qu’ici en Argentine !

Niveau économie, nous avons vraiment été frappé par la différence de train de vie entre certains quartiers de Buenos Aires (et même plus généralement cette ville) et le reste du pays. Tout tourne autour de Buenos Aires (un peu comme au Chili avec la ville de Santiago, qui représente 70 % de l’économie nationale), une super métropole où tout est possible alors qu’aux alentours, les villes sont bien plus pauvres, bien moins entretenues, etc.

Niveau politique, les choses restent compliquées. Le dernier taxi  que nous avons pris pour nous rendre à l’aéroport a résumé la situation en nous disant : 
« Nous avons un gouvernement de gauche qui agit comme un gouvernement de droite. Ils nous disent que tout va bien alors que tout va mal ! Moi je travaille 14 heures par jour pour pouvoir vivre correctement. La plupart des gens qui ont des enfants sont obligés d’avoir deux métiers… et eux, ils s’en mettent pleins les poches».
La situation est tellement instable financièrement que le gouvernement a interdit la vente de dollars dans le pays depuis le mois d’octobre 2011. En effet, étant donné qu’il y a une très forte inflation, les argentins préfèrent conserver des dollars ; hors cela pourrait provoquer un effondrement du système. Du coup, pendant ce temps-là, le gouvernement en profite pour rembourser les dettes du pays en dollars… !

L’Argentine, c’est un peu l’Italie de l’Amérique du Sud. Etant donné qu’il y a eu une énorme vague d’immigration italienne il y a longtemps et que ceux-ci se sont très bien intégrés, il en résulte un sacré mélange de culture. Un argentin parle espagnol avec une intonation italienne. Il remplace les « y » et les « ll » par « ch », ce qui n’est pas tout à fait la même chose ! Plutôt déconcertant quand on a du mal à aligner une phrase en espagnol, mais au final, on s’y fait. Ici, tous les restaurants proposent des pâtes, des gnocchis, des pizzas, des milanaises… à l’italienne quoi !

Nous avons trouvé que dans ce pays, on mangeait mieux que chez les voisins même si une fois encore, les légumes n’étaient pas de la partie! La viande ici est un délice… accompagnée une fois encore de frites !! Ici, pas d’hormones de croissances ou d’antibiotiques, les bêtes se nourrissent exclusivement d’herbes et on sent la différence ! On s’est également régalés d’empanadas, ces petits chaussons fourrés au bœuf, au poulet, au jambon et au fromage, etc, qui sont très pratiques pour déjeuner sur le pouce.

Le vin est également très bon. Rappelons que l’Argentine est classée sixième parmi les pays producteurs et consommateurs de vin dans le monde. Le Malbec nous a bien plu mais par contre ici, le vin est plutôt costaud, près de 14 voire 15° ! Ils le boivent généralement mélangé avec de l’eau gazeuse… No comment !

Ici, on boit aussi de la yerba maté, la boisson nationale que l’on consomme dans une calebasse à l’aide d’une sorte de paille en métal appelée bombilla. Pas extraordinaire car plutôt amer comme thé mais ici, tout le monde en boit. On voit les gens se balader avec leur maté à la main et le thermos dans l’autre !!

La conduite ici, n’en parlons pas ! Quand il n’y a pas de feux, ne comptez pas sur les voitures pour s’arrêter vous laissez traverser ! Et quand on se décide à louer une voiture, mieux vaut être vigilant. En ville, on conduit sans hésitation pour rester dans le flot de véhicule et en dehors des villes, on fait surtout attention aux fous du volant qui n’hésitent pas à doubler sans visibilité, obligeant parfois le conducteur arrivant en face à prendre le bas-côté! En deux semaines, on aura quand même vu deux accidents dont un sur l’autoroute avec 6 ou 7 véhicules impliqués le jour de notre arrivée !

Dans ce pays, le  « futbol » est une religion dont les joueurs tels que Diego Maradona ou Lionel Messi sont des dieux vivants ! Un grand nombre d’argentins est fervent supporter de l’équipe nationale ou des diverses équipes locales. Nous avons pu en avoir un aperçu en arrivant dans le quartier pauvre de La Boca, où se trouve le club mythique de Boca Junior. Les habitants du quartier et notamment les jeunes affichent naturellement le maillot jaune et bleu de leur club de cœur.
Si le quartier a su déchaîner les passions liées au sport, il a également été le point de départ du tango. Celui-ci s’est développé à la fin du XIXème siècle, alors que des milliers d’immigrants (surtout venus d’Italie) arrivaient pour commencer une nouvelle vie. Aujourd’hui, le tango fait partie intégrante de la culture populaire argentine.


Nous avons adoré l’Argentine pour :

- la gentillesse de la population
- la gastronomie
- la beauté des paysages
- les cactus à perte de vue


Nous avons moins aimé l’Argentine pour :

- la période que nous avions choisi pour nous y rendre, sans doute pas la meilleure !
- les prix excessifs pratiqués par les hôteliers surtout en période touristique


Nous avons été surpris par :

- les écarts de richesse entre Buenos Aires et le reste du pays
- la conduite dangereuse des argentins
- la manière de s’exprimer des argentins, à l’italienne !


Pour ce qui est de notre itinéraire, nous avons commencé par Buenos Aires, où bien sûr il faut compter quelques jours pour visiter au moins, avant de remonter au Nord.
San Ignacio s’est avérée être une étape peu intéressante. La ville de Puerto Iguazu ne présentait guère d’intérêts mais le parc des chutes d’Iguazu valait le détour. Il y aurait eu moins de monde, on aurait apprécié. Rappelons que nous avions dû attendre plus de 3h sur une passerelle pour voir LA cascade du parc.
Nous n’avons pas regretté d’être allés dans la région de Salta. La ville en elle-même était sympa mais sans plus. Par contre, la région alentour nous a emballé. La location de voiture s’est avérée bien pratique et la boucle que nous avons effectué, Salta – Cafayate – Cachi – Salta, a vraiment été un moment fort de ces deux semaines. La deuxième boucle que nous avons effectuée, Salta – Pumamarca – Tilcara - Humahuaca, s’est révélée moi intéressante et surtout nettement plus touristique étant donné que la route était asphaltée !


mardi 24 juillet 2012

Pérou, destination... TOURISTIQUE!

Le Pérou, on nous en avait beaucoup parlé… Le Machu Picchu, on en avait rêvé…Cette petite vingtaine de jours à travers ce pays très touristique nous a permis d’en avoir un bel aperçu. Il faut savoir qu’à la période où nous y étions, les touristes étaient déjà nombreux et les prix bien plus élevés que ce à quoi on s’attendait.

La superficie du pays faisant 2 fois et demie celle de la France, nous n’avons visité que 2 des 3 zones géographiques : l’altiplano et la région côtière plutôt désertique. La forêt amazonienne, ce sera pour une autre fois. Niveau température, on a eu plutôt froid dans l’altiplano, tandis que sur la côte, le temps était très humide et plutôt chaud. D’ailleurs, du mois d’avril à octobre, la ville de Lima ainsi qu’une bonne partie de la côte est constamment dans le brouillard, donnant un aspect blanchâtre au ciel. On a l’impression qu’il pourrait se mettre à pleuvoir d’une minute à l’autre mais non, c’est le climat qui veut ça !

A notre arrivée au Pérou, nous avons presque eu l’impression de retourner en Inde pour l’état des rues, des habitations… Et c’est vrai qu’au final, sortie des centres anciens et des grandes villes, on n’a pu se rendre compte que la plupart des habitations sont en piteux état. Ici, les ferraillages dépassent un peu partout comme si les maisons n’étaient pas encore finies. Pareil pour les hôtels, les magasins… Tout à l’air inachevé, en suspend… Peut-être construisent-ils un peu plus dès qu’ils en ont les moyens ? Le Pérou, malgré le tourisme, reste un pays très pauvre.

Nous avons trouvé les péruviens plutôt serviables mais comme en Bolivie, c’est un peuple que nous avons trouvé plutôt froid. Dans certains endroits très touristiques, nous avons été très souvent alpagués dans la rue et au bout d’un moment, c’est vrai que ça devenait un peu gonflant. Cusco et Aguas Calientes ont été les pires endroits pour cela.

Par contre, d’un point de vue culinaire, on a bien mieux mangé qu’au Chili. Ici le quinoa est roi ! Tous les menus commencent systématiquement par une soupe de quinoa et pratiquement à tous les repas, les pommes de terre sont servies en accompagnement. Il y a également une variété impressionnante de maïs et contrairement à nous qui ne le mangeons pratiquement qu’en salade, ici on en fait des soupes, du pain et bien d’autres choses.


Nous avons appréciés le Pérou pour :

- la préservation du style colonial de certains bâtiments
- l’architecture de certains quartiers notamment des centres anciens
- la gastronomie
- la présence quasi permanente de lamas et d’alpagas !
- la qualité des trajets en bus tels que ceux de la compagnie Cruz del Sur


Nous avons moins appréciés le Pérou pour :

- les sollicitations constantes dans les commerces, devant les restaurants…
- le fait que souvent, on essayait de nous faire payer plus cher  même pour une simple bouteille d’eau !
- le prix d’entrée du Machu Picchu et des billets de train pour Aguas Calientes, un peu abusé quand même !
- le peu d’intérêt de la plupart des péruviens pour les touristes
- la surfréquentation de certains lieux touristiques


Le Pérou nous a surpris pour :

- le faciès assez marqué des péruviens
- la présence importante des forces de police, notamment dans les lieux touristique
- la saveur des anticuchos, un vrai délice, on le répète !
- le nombre de chiens errants
 

Pour ce qui est de notre itinéraire, Puno ne présente pas vraiment d’intérêts, à part pour les îles très touristiques du Lac Titicaca. Cependant, de toute les îles que nous avons eu la chance de visiter pendant tout notre voyage, ça n’est certainement pas celle-là que nous aurons préféré !
Impossible de se rendre au Pérou sans passer par Cusco, Aguas Calientes et le Machu Picchu, ce dernier étant le symbole majeur de l’architecture et de la culture Inca.
N’oublions pas aussi Arequipa et le Canyon de Colca, où se trouve l’un des plus profond canyon au monde. Arequipa, tout comme Cusco, est une grande ville, mais nous l’avons trouvé plus agréable car moins touristique.
Huacachina nous a bien plus pour faire une halte de quelques jours pour nous reposer, mais le village ne présente pas énormément d’intérêts et le sandboarding n’était pas vraiment ce à quoi on s’attendait.
Pour ce qui est de la capitale Lima, enfermée dans sa brume épaisse, elle n’est que peu attrayante et l’insécurité qui y règne ne nous a pas incité à rester longtemps. C’est une ville très polluée où le trafic est impressionnant.


mercredi 4 juillet 2012

Bolivie, l'aventure aux sommets!

Après une petite dizaine de jours, nous avons quitté la Bolivie pour le Pérou. Ce fut un court séjour mais nous n’avons pas regretté d’avoir changé nos plans. Les paysages ici sont magnifiques. Nous n’avons pas pu visiter toutes les différentes régions mais pour vous donner une idée, on trouve à la fois les paysages montagneux de la cordillère des Andes, mais aussi des plateaux désertiques en altitude, des déserts de sel, ainsi que la forêt amazonienne. A savoir que la Bolivie représente une superficie qui fait 2 fois la France !

Nous avons trouvé ce pays plus authentique que le Chili. On y parle l’espagnol mais surtout le quechua et l’aymara (il y aurait en tout plus d’une trentaine de langues officielles !). Malheureusement, qui dit pays authentique dit souvent pays pauvre. Même si la Bolivie possède plus de la moitié des ressources de lithium du monde sous le fameux Salar d’Uyuni, le monde politique y est assez corrompu et le développement économique, quoique bien plus développé qu’il y a une quinzaine d’années, n’est pas encore extraordinaire. Quand bien même ils développeraient cette exploitation, cela ne profiterait sans doute qu’à une minorité. La Bolivie souffre également de l’absence d’accès à la mer, difficile du coup d’exporter sans augmenter les coûts de transport !
Dans ce pays, la population n’hésite pas à descendre dans la rue lorsque les choses ne leurs plaisent pas, ce qui entraîne parfois de grandes manifestations pouvant parfois bloquer une ville entière !

Ici, nous avons croisé bon nombre de femmes encore habillées de manière traditionnelle, avec des jupes bouffantes, de beaux châles, des chapeaux melons, coiffées avec deux nattes, etc. Elles ont parfois un enfant dans le dos, accroché à l’aide d’un tissu coloré ou bien un paquet (les textiles boliviens font parties des richesses culturelles du pays et on en voit partout !). Difficile de les photographier par contre car le peuple bolivien n’aime pas vraiment être pris en photos ! C’est un peuple qui est quand même assez froid mais très gentil.

Dans ce pays, la coca a encore de belles années devant elle. Malgré les tentatives de destructions des champs de coca, ici tous les adultes mastiquent des feuilles de coca. On n’imagine pas comment il serait possible de mettre fin à ce procédé rituel, qui semble leurs être indispensable. Les espagnols d’ailleurs l’avaient interdite lorsqu’ils ont colonisé l’Amérique du Sud, avant d’en encourager la consommation quand ils s’étaient rendu compte de l’impact sur le travail. En effet, cette plante a de nombreux effets positifs que ce soit pour le mal des montagnes, la circulation sanguine, la digestion, elle sert également de coupe-faim, etc. On la sert également en tisane. Le problème est que ces feuilles de coca, transformées, deviennent la cocaïne… Grand dilemme donc quant à l’avenir de celle-ci.


Nous avons adoré la Bolivie pour :
- les paysages époustouflants
- la gentillesse de la population
- les habits traditionnels colorés portés par les femmes

Nous avons moins aimé la Bolivie pour :
- le fait d’être quasiment toujours en altitude, entraînant des maux de tête (surtout au début) et une plus grande difficulté à respirer. Heureusement qu’on a toujours notre baume du tigre, qui nous a parfois été bien utile !
- la température glaciale qu’il peut faire, toujours en altitude !
- le manque d’hygiène des restaurants (on ne l’a pas vu mais nos ventres s’en souviennent !)
- l’état des routes et l’aspect assez chaotique de la conduite ici

Nous avons également été surpris par :
- la présence de vendeurs de rue un peu partout
- les cireurs de chaussures cagoulés ! Oui, oui cagoulés… Nous avons demandé une explication un jour et il semblerait que ce soit parce qu’il s’agit d’étudiants qui feraient cela pour gagner un peu d’argent et ils éviteraient ainsi la discrimination liée à ce genre de métier ! Au début, ça surprends !
- les nombreuses variétés de pommes de terre
- les fœtus de lamas vendus sur les marchés de sorcellerie. Selon la tradition aymara, il faut en enterrer un pour s’assurer la prospérité et la protection de la Pachamama (la Terre-mère).


Pour ce qui est de l’itinéraire, il y a sans doute bien plus à faire que ce que nous avons pu voir…  Impossible cependant de se rendre en Bolivie sans aller voir le Salar d’Uyuni et tous les sites que nous avons visité aux alentours. La Paz est également assez incontournable pour cette fameuse route de la mort. La ville est assez incroyable également mais très, voir trop vivante. Et souvent comme toutes les grandes villes, très polluée !


A bientôt pour de nouvelles aventures !

mardi 26 juin 2012

Le Chili ou l'Espagne de l'Amérique Latine

Notre court séjour  au Chili s’achève. Nous devions y passer une bonne quinzaine de jours mais avons finalement écourté celui-ci ainsi que celui du Pérou pour inclure la Bolivie. Nous n’avons donc passé que 11 jours ici.

Pourtant ce pays mériterait sans doute d’y passer plus de temps car on y trouve plusieurs régions bien distinctes : le désert d’Atacama au nord avec ses salares, la barrière des Andes ponctuée de volcans enneigés à côté des lacs de l’Altiplano, les forêts et les vignobles du centre et enfin, les vastes steppes, fjords et glaciers de la Patagonie et de la Terre de Feu. Malheureusement, nous n’étions pas dans la bonne saison pour nous rendre tout en bas du Chili car ici, c’est l’hiver et déjà à Santiago et Valparaiso, il ne faisait pas très chaud. Une autre fois sans doute (on dit toujours ça !!). Et puis mine de rien, il ne faut pas oublier que le Chili s’étend sur  4 300 km de long ! Dans ce pays, on trouve d’ailleurs la région la plus aride du monde, le désert d’Atacama, et l’une des plus humides, l’île de Chiloé. C’est également le pays à la plus forte activité sismique au monde !

Le Chili, c’est un peu l’Espagne de l’Amérique du Sud. Nous avons eu cette impression dès notre arrivée à Santiago. La population de 16,9 millions d’habitants est essentiellement concentrée dans les villes et notamment à Santiago, où près de 7 millions de gens vivent ! La ville est tentaculaire et les boulevards changent jusqu’à 3 fois de sens par jour pour enrayer le trafic monstrueux ! Nous les avons trouvés plutôt sympas les chiliens. Ils sont d’ailleurs connus pour leur gentillesse et leur hospitalité. Nous avons passé de très bons moments avec Julio ainsi qu’avec José et Mona. Par contre, leur espagnol est difficile à comprendre car ils raccourcissent tous les mots.

Considéré comme le Tigre de l’Amérique Latine, l’économie chilienne est la plus performante de l’Amérique du Sud. En 10 ans, des accords de libre-échange ont été développé avec  57 pays!  Les piliers de cette économie sont l’industrie minière (1er exportateur de cuivre), mais aussi l’agriculture et l’agro-industrie (1er exportateur de l’hémisphère Sud), le vin (7ème exportateur du monde), la pêche (6ème exportateur au monde), le bois et la cellulose (2ème produit d’exportation après le cuivre).
Cependant, les inégalités sociales restent très marquées dans un pays où tout reste payant. Plus de 18% de la population vis au-dessous du seuil de pauvreté et plusieurs millions juste au-dessus. Par exemple, quiconque veut étudier dans une bonne école (ne serait-ce qu’une école primaire) doit avoir de l’argent… Ce qui signifie donc que lorsqu’on naît pauvre, il est difficile de s’en sortir au Chili.
Parallèlement, de nombreux problèmes apparaissent dû à cette économie trop florissante, notamment en ce qui concerne l’eau, très chargée en arsenic du fait des rejets de l’extraction minière, la déforestation ou encore la surexploitation du poisson.

On a aimé le Chili pour :
- les paysages désertiques de l’Atacama
- le charme des villes comme Valparaiso, très colorées
- la rencontre avec Julio et les retrouvailles avec José et Mona
- le pebre, sauce composée de tomates pilées, d’oignon, de coriandre, d’ail et de piment hachés menus et servi en apéritif accompagné de pain
- le coriandre, épice utilisée en cuisine à toutes les sauces (soupe, sauce, etc).
- les pâtisseries chiliennes à base de Dulce de Leche, une sorte de caramel hyper sucré dont ils sont fans (genre le Nutella chez nous)
- le pisco sour, boisson nationale à base d’eau de vie de raisin, de jus de citron, de sucre et normalement d’un peu de blanc d’œuf.
- le vin chilien

Nous n’avons pas trop aimé le Chili pour:
- la capitale à échelle inhumaine
- le monde dans les rues à l’heure de sorties des bureaux
- la cuisine que nous avons trouvée assez grasse et peu affirmée
- la quantité de sel qu’ils utilisent en cuisine !
- le café soluble, ici pas de vrai café !

Nous avons été surpris par :
- les inégalités sociales notamment au travers des vendeurs de tout et n’importe quoi au milieu des rues.
- le nombre de chiens errants, certains plutôt sympathiques (ils nous raccompagnaient du centre de Valparaiso à notre hôtel !)
- la quantité d’avocats qu’ils consomment et les nombreuses variétés 
- la sonnerie retentissant dans les bus lorsque le conducteur dépasse les 100 kilomètres/heure, l’obligeant bien sûr à ralentir
- les contrôles systématiques du poids des bus sur l’autoroute

Difficile de conseiller un itinéraire étant donné que nous n’avons pas fait tant que ça au Chili mais on peut vous dire qu’on a beaucoup aimé Valparaiso et les alentours de San Pedro de Atacama. Santiago est une grande ville polluée présentant certes de l’intérêt mais un peu trop grouillante à notre goût !


mercredi 13 juin 2012

Amazing Australia!

Nos deux mois en Australie s’achèvent déjà et voici venu le temps du débriefing ! Difficile de résumer tout ça car nous avons quand même parcouru près de 10 000 kilomètres durant nos 5 semaines de voyage…

La superficie de l’Australie faisant plus de 14 fois celle de la France, les paysages y sont très contrastés. La Côte Est est plutôt réputée pour ses plages, le Nord pour ses parcs nationaux aux paysages verdoyants (forêts tropicales humides). Le Centre est désertique (son sable rouge est typique du pays). Le littoral du Sud de l’Australie, quant à lui, est reconnu pour sa Great Ocean Road, parsemée de plages, mais surtout de falaises dessinées par l’érosion et la force des éléments. Pour ce qui est du reste, nous ne pourrions vous dire. Ce sera pour une prochaine fois, c’est sûr !

Le climat y est bien différent du fait de l’étendue du pays. En été, il fait chaud et sec dans le Sud, alors que c’est la saison de la mousson dans le Nord. En hiver, il fait plutôt frais à Sydney, froid à Melbourne, tandis que dans le Nord, il fait chaud et sec ! Dans le centre, l’été est très chaud (jour et nuit), tandis que l’hiver, les écarts de température entre la journée et la nuit peuvent être important. Si on passe plusieurs mois à voyager en Australie, il est très facile de profiter de ces différents climats pour être au bon endroit au bon moment !

Pays relativement jeune, sa population est très mélangée et vient d’un peu partout. Il y a bien sûr une grande majorité d’anglais, mais aussi beaucoup d’autres européens (4 millions de Working Holiday Visa accordés aux allemands cette année!) ainsi qu’une très forte influence asiatique. Cela se ressent d’ailleurs d’un point de vue culinaire où l’on trouve de tout dans les grandes villes.
La population est essentiellement concentrée sur les côtes et sortie des grandes villes, la plupart des villes ne font pas vraiment rêver ! Elles font pour la plupart très industrielle avec leurs bâtiments de tôles ondulées et/ou ne sont pas très vivantes. De toute façon, hormis les grandes villes sympas pour la culture, l’architecture, la vie nocturne, l’Australie, on y vient surtout pour profiter des paysages, des nombreux parcs nationaux…

Dans ce pays où le surf fait légion, tout est pris de manière plus détendue qu’en Europe. Ayant eu l’occasion d’y travailler il y a 5 ans pendant quelques mois, je m’en étais déjà rendu compte mais ces semaines de voyage l’ont confirmé. Cela a de bons côtés car permet d’être sans doute moins stressé et de passer plus de temps auprès de sa famille, mais on les a parfois trouvé un peu trop « cool » les australiens ! Surtout quand ils nous ont d’emblée appelé « buddy », « mate » ou encore « sweetie » ! Et encore plus quand on a eu des galères avec les différents prestataires de notre voyage, ayant mal effectués la réservation ou la préparation du matériel! On se souvient encore de notre cession camping dans le Parc National de Kakadu, où tout le matos était plus ou moins cassé et bien sûr nous ne nous en étions rendu compte qu’une fois dans le camping ! Bref…

On s’est quand même vraiment régalé pendant ces 2 mois. Les australiens sont plutôt sympas et accueillants. On a d’ailleurs pu revoir une dizaine de personnes que j’avais rencontré il y a 5 ans et malgré la distance, le peu de nouvelles que l’on s’était donné pour certains et la durée sans se voir, on a passé de supers moments avec eux. J’espère d’ailleurs les revoir en France la prochaine fois ;-).
On a aussi retrouvé des français, notamment Marine et Nicolas avec qui nous avons également passé de bons moments.

Revenons à notre liste habituelle, nous avons adoré l’Australie pour :
- la diversité des paysages
- la sensation d’être seul au monde
- les nombreuses espèces d’animaux, d’insectes, de marsupiaux et de reptiles (pour la plupart, toutes aussi bizarre les unes que les autres !)
- la protection des espaces naturels
- la diversité de l’offre touristique
- la culture aborigène

Nous avons moins aimé l’Australie pour :
- le coût de la vie
- l'aspect très touristique de la côte-est
- le non-respect des voyageurs envers les autres notamment dans les gros backpackers
- les problèmes d’insertions de la population aborigènes

D’autres choses nous ont surpris:
- la propreté du pays
- les gens marchant pieds nu en pleine ville
- le nombre de kangourous écrasés sur les routes

En ce qui concerne la Côte Est, de Sydney jusqu’à Cairns, nous conseillerions Byron Bay, Rainbow Beach pour Fraiser Island, Airlie Beach pour les îles Whitsunday et Cairns pour la Grande Barrière de Corail.
Pour ce qui est du Nord, Kakadu National Parc est vraiment un must à voir. Le centre rouge avec Uluru, Kata-Tjuta est vraiment à voir aussi mais Alice Spring ne vaut pas la peine de s’attarder.
La Great Ocean Road est également à faire. Il faut à notre avis prévoir plus que 3 jours car nous n’avions prévu que 3 jours et c’était bien trop speed ! Adélaïde ne vaut pas la peine de s’attarder non plus.
Melbourne mérite d’y rester quelques jours mais notre préférence va à Sydney. Cette ville, où l’eau est présente partout, est cosmopolite à souhait. Célèbre pour son opéra et son pont, elle propose des quartiers très modernes mais également de très jolis quartiers anciens. Culturellement parlant, il y a énormément de choses à voir, à faire... Pour moi, impossible de venir en Australie sans passer par Sydney. J’y ai passé tant de bons moments !!



lundi 16 avril 2012

Nouvelle-Zélande, le pays du long nuage blanc

Après 3 semaines ½ en Nouvelle-Zélande, et près de 4000 kilomètres parcourus avec notre campervan, nous voici d’attaque pour faire un petit bilan de cette expérience !

On nous avait dit que les Néo-zélandais étaient fort sympathiques, mais nous sommes restés assez mitigés par rapport à cela. Ils sont certes très gentils, mais on les a parfois trouvé un peu hypocrite… Peut-être que la fin de la saison a été un peu difficile pour eux vu la masse de touristes qu’ils ont eu pendant la coupe du monde de rugby ! Et en même temps, hormis ceux que nous avons rencontré dans les stations essence, restaurants et campings, nous n’en avons pas rencontré tant que ça.

On nous avait prévenu que le coût de la vie était assez élevé et nous pouvons vous confirmer que par rapport à l’Asie, notre portefeuille en a pris un coup !

On nous avait aussi dit que là-bas il ne fallait pas s’attendre à de la vraie gastronomie, et hormis le super restaurant de Wellington où Yannick nous a amené, ils sont plutôt branchés burgers !!

Côté météo, malgré le fait qu’apparemment, c’est une bonne saison pour visiter la Nouvelle-Zélande, nous n’avons pas été très gâté : vent, pluie et froid ont été un peu trop souvent au rendez-vous.

Concernant l’itinéraire, nous avons vraiment adoré l’île du Sud. Les paysages y sont vraiment magnifiques et très diversifiés, il y a des points de vue tous au long des routes, peu de villes et une population bien moins importante. Par contre, il y fait déjà froid à cette période de l’année.
Nous avons en revanche été déçu par l’île du Nord. Les paysages se ressemblent beaucoup, il n’y a quasiment pas de points de vue aux bords des routes et bien plus de villes qui ne nous ont pas vraiment emballé. Nous n’avons bien sûr pas eu le temps d’aller partout et la pointe Nord apparaît comme l’un des plus beaux endroits de Nouvelle-Zélande d’après ce que nous avons entendu.

Pour ce qui est du mode de transport, nous n’avons pas regretté notre choix du campervan qui s’est avéré très pratique pour être complètement indépendant. Par contre, on a été surpris de voir que le camping sauvage n’est plus aussi bien toléré qu’avant et de nombreux panneaux plus ou moins bien visibles l’interdise de plus en plus. Un site internet que l’on nous a conseillé à la fin de notre séjour propose des sites pour faire du freedom camping : rankers. Celui-ci s’avère bien pratique si l’on arrive à avoir un accès à Internet.
Le campervan a aussi ses mauvais côtés. Tous les rangements ne sont pas faciles d’accès et il faut refaire son lit tous les jours en évitant de se prendre une des planches sur le pied ! Disons qu’il est assez facile de se cogner dans un espace aussi réduit. Le réservoir d’eau n’est pas non plus extensible et l’absence de douches ou de toilettes oblige à s'arrêter dans de vrais campings et non dans les campings du Departement of Conservation qui restent en grande majorité très sommaires : toilettes, eau potable ou non et souvent pas de douche !

En ce qui concerne Internet, hormis dans les cybercafés et dans les campsites, pas facile de trouver du wifi gratuit. Il est toujours à des prix assez élévés et en plus, vendu parfois en mégabytes et non en temps ! Pour info, les bibliothèques ont des ordinateurs à disposition du public. Encore faut-il avoir le temps de s’y arrêter !!

Nous avons adoré la Nouvelle-Zélande pour :
- les paysages de fous furieux
- l’environnement naturel très bien protégé et aménagé
- la liberté qu’on a pu avoir avec les campervans
- la sensation d’être seul au monde
- la diversité de l’offre touristique

Nous avons moins aimé la Nouvelle-Zélande pour :
- la difficulté à se garer dans les villes en campervan,
- la galère pour savoir si on est sur un site où l’on peut faire du freedom camping
- la difficulté à trouver du wifi
- le coût de la vie
- l’aspect très touristique des lieux où l’on peut découvrir la culture maori

D’autres choses nous ont également surpris:
- la propreté du pays
- les gens marchant pieds nu en pleine ville
- le nombre d’animaux écrasés sur les routes
- la présence quasi permanente de toilettes même dans les coins les plus reculés (avec du PQ s’il vous plait !)
- l’obésité de la population


Si l’on devait vous conseiller un itinéraire, on vous conseillerait l’île du Sud. Le Lac de Tekapo, le Mont Cook, la région autour de Wanaka, les Milfords Sounds ont été les endroits que nous avons préféré. Il y a vraiment de tres belles balades a faire pour les amateurs. Les villes ne nous ont pas trop emballé. 
La Nouvelle-Zelande apres tout, c'est avant tout un voyage en pleine nature ou les paysages sont a couper le souffle et le camping reste le meilleur moyen d'en profiter.